lun. Juin 21st, 2021

En décembre 2019, Alex, un policier noir, apprend qu’il est la cible de propos racistes échangés par des collègues sur un groupe de discussion Whatsapp. Il a porté plainte contre six d’entre eux, cinq ont été licenciés de la police.

À Rouen (Seine-Maritime), Alex, un policier noir, a porté plainte contre six de ses collègues. Il a découvert qu’il était la cible de propos racistes échangés sur un groupe de discussion Whatsapp. « J’avais déjà entendu dire que certaines personnes m’appelaient le noir ou le négro. Et vous vous dites ‘tous les jours, je bosse avec ces mecs-là’. » Cinq des six gardiens de la paix visés ont été licenciés de la police. Ces policiers avaient pour habitude d’enregistrer des messages de vive voix et de se les envoyer à longueur de journée. Tous ceux qui ne leur ressemblaient pas étaient les cibles d’injures très choquantes. Certains de ces messages haineux visaient directement Alex.

« Je ne saurais même pas comment qualifier les mots qu’ils emploient, parce que ça ne réveille que de la colère. J’étais rempli de colère », se souvient-il. En décembre 2019, alors qu’il surveillait avec un collègue un tribunal, il le surprend en train de lire un message mentionnant son prénom. Ce collègue lui a dit que le message parlait de lui, et lui a permis de consulter la conversation. « Je me suis dit ce jour-là, je ne peux pas laisser ça passer, il faut que je garde des preuves », raconte Alex. Il récupère alors les deux mois de discussion WhatsApp qu’il copie en une nuit. Des preuves rares et accablantes.

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